600 jours sans gouvernement, la Région bruxelloise est prise en otage par la Flandre

Publié le 23/01/2026

Depuis près de 600 jours, la Région de Bruxelles-Capitale est privée d’un gouvernement de plein exercice et d’un budget. Cette situation exceptionnelle est le résultat d’un blocage organisé, qui place aujourd’hui Bruxelles dans une situation de paralysie démocratique.

Alors que les institutions régionales sont empêchées de fonctionner normalement, les conséquences sont lourdes et bien réelles : fermetures d’associations, suppressions d’emplois, fragilisation de services essentiels, retards dans les politiques sociales, culturelles et de santé. Des centaines d’associations sont aujourd’hui privées de moyens pour assurer leurs missions, notamment dans le secteur du non marchand, de la cohésion sociale et du sport, mettant directement en péril des services de proximité essentiels. Toutes paient le prix de l’inaction politique.

Nous vivons depuis près de 600 jours avec un gouvernement en affaires courantes. Une situation qui empêche toute vision, toute décision structurante, toute responsabilité politique claire. Une démocratie qui ne décide plus est une démocratie qui s’affaiblit.

Je dénonce clairement la prise d’otage politique de Bruxelles par la Flandre

Je dénonce clairement la prise d’otage politique de Bruxelles par la Flandre, à travers le blocage entretenu par des partis flamands qui utilisent les mécanismes institutionnels pour empêcher la Région de fonctionner normalement. Depuis des années, certains d’entre eux refusent de reconnaître pleinement Bruxelles comme une Région à part entière et instrumentalisent l’impasse politique pour en affaiblir progressivement l’autonomie, la capacité d’action et, à terme, la légitimité même.

Une Région rendue ingouvernable devient une Région contestable

Une Région rendue ingouvernable devient une Région contestable. Cette stratégie fragilise délibérément Bruxelles, son modèle social, son tissu associatif et sa capacité à répondre aux besoins de sa population.

Au-delà des clivages partisans, c’est un enjeu fondamental de démocratie et d’autonomie régionale qui se joue. Bruxelles doit pouvoir se gouverner elle-même, décider pour ses citoyennes et citoyens, et ne pas être prisonnière de rapports de force extérieurs qui paralysent son fonctionnement.

Échevin depuis de nombreuses années et ancien député bruxellois, la défense et le soutien du monde associatif sont au cœur de mon engagement politique depuis ses débuts. Chaque jour, nous agissons concrètement pour renforcer les associations et les acteurs de terrain, en réponse aux besoins qu’ils expriment sur le terrain. Les communes font leur maximum pour les soutenir, mais il est aujourd’hui indispensable que la Région assume pleinement ses responsabilités et mette fin à cette paralysie.

La Région ne doit pas payer le prix de jeux de politiques extérieures.

L’immobilisme n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. Et Bruxelles mérite bien mieux. Bruxelles mérite un gouvernement de plein exercice, un budget, des décisions et du courage politique.

Défendre Bruxelles commence par refuser qu’elle soit prise en otage.